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Les médecins se défendent de « vider » les CLSC de leurs travailleurs sociaux

Les médecins se défendent de « vider » les CLSC de leurs travailleurs sociaux

Posté sur2016-04-05 par admin posté dans | Laisser un commentaire

Le Devoir | 5 avril 2016 |P. A4

Amélie Daoust-Boisvert

Les médecins se défendent de « vider » les CLSC de leurs travailleurs sociaux

Les groupes de médecine de famille ne vident pas les CLSC de leurs travailleurs sociaux et autres

http://www.ledevoir.com/societe/sante/467302/les-medecins-se-defendent-de-vider-les-clsc-de-leurs-travailleurs-sociaux

Le nouveau cadre de gestion prévoit aussi une augmentation de 20 à 25 % des allocations du MSSS versées aux GMF, ce qui doit couvrir les frais d’hébergement de tous ces nouveaux professionnels, indique le Dr Godin. Les locaux sont d’ailleurs un casse-tête dans certains GMF, qui devront réaménager les lieux.

Des dizaines de transferts

Alors que les GMF avaient jusqu’à la mi-mars pour signifier leurs besoins, le portrait région par région commence à se dresser.

Dans le Bas-Saint-Laurent, 12 postes de travailleurs sociaux et 10 d’autres professionnels doivent être transférés vers les GMF. Les professionnels qui seront touchés travaillent actuellement en CLSC ou en clinique externe, explique Lise Chabot, responsable descommunications pour le CISSS.

Dans cette région, on part avec une longueur d’avance, car l’intégration des professionnels est déjà une réalité dans certains GMF, ajoute Mme Chabot.

Au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, ce sont 18 travailleurs sociaux et 10 autres professionnels qui migreront vers les GMF, indique l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Toujours à Montréal, le CIUSSS du Centre-Ouest indique que 16 travailleurs sociaux et 12,5 autres postes de professionnels sont concernés. Au CIUSS de l’Est-de-l’Île, entre 22 et 26 professionnels seront transférés. Même si les CLSC devront continuer à suivre les patients laissés derrière par ces transferts avec moins de personnel,  » tout est mis en oeuvre pour ne pas qu’il y ait de bris de suivi « , indique Jean Lepage, responsable des relations avec les médias de cet établissement.

Dans plusieurs autres régions, les estimations du nombre de transferts tournent aussi autour de 30 à 40 professionnels, selon les chiffres non officiels que Le Devoir a obtenus.

Les gens qui devront quitter les CLSC sont inquiets et en colère, relate Stephen Léger, vice-président à l’APTS, syndicat qui en représente une bonne proportion. C’est un changement de paradigme, dit-il :  » On part de l’action communautaire, de la prévention, vers le curatif. Nous nous opposons à un tel démantèlement des CLSC. « 

Le projet de loi sur l’assurance autonomie est déposé

Posté sur2013-12-06 par admin posté dans | Laisser un commentaire

Le ministre Réjean Hébert dépose le projet de loi sur l’assurance autonomie

QUÉBEC, le 6 déc. 2013 /CNW Telbec/ – Le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, le docteur Réjean Hébert, a présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi sur l’assurance autonomie. « Conformément à nos engagements, nous allons de l’avant en jetant les bases d’une transformation importante et souhaitée de notre réseau de la santé. Ce projet de loi exprime notre volonté de donner une véritable priorité à l’amélioration des soins à domicile et d’offrir une liberté fondamentale aux personnes en perte et en quête d’autonomie », a déclaré le docteur Hébert.

La commission parlementaire qui s’est tenue du 23 octobre au 20 novembre a permis de préciser le projet présenté le printemps dernier dans le livre blanc L’autonomie pour tous. D’autres consultations seront menées en commission parlementaire dans le contexte de l’étude du projet de loi.

« Nous constatons une large adhésion à des principes centraux de notre démarche, principes qui se retrouvent maintenant inscrits dans le projet de loi : la prise en compte du choix des personnes quant à leur milieu de vie, la prestation de services là où résident les personnes et la protection du financement de ces services », a poursuivi le ministre.

Le projet de loi prévoit notamment la mise en place d’un régime d’assurance autonomie. Ce régime particulier sera doté d’une enveloppe budgétaire fermée, la Caisse autonomie, pour laquelle une reddition de comptes distincte est prévue. Elle sera constituée des sommes affectées aux soins et services de longue durée et d’un investissement supplémentaire annoncé par le gouvernement de plus de 500 millions de dollars jusqu’en 2017-2018. En 2013-2014, ce sont plus de 110 millions qui ont été injectés dans l’amélioration des soins et services à domicile aux quatre coins du Québec.

« L’assurance autonomie est un choix de société responsable, alors que s’accentue le vieillissement de la population québécoise. L’adoption de ce projet de loi favorisera un recours accru au soutien à domicile, conformément au souhait des personnes en perte ou en quête d’autonomie de demeurer le plus longtemps possible chez elles ou dans un milieu familier. C’est tout à fait possible avec un soutien adéquat, tout en étant moins coûteux. L’hébergement en centre de soins de longue durée (CHSLD), continuera de jouer un rôle essentiel dans le réseau afin d’accueillir les personnes en lourde perte d’autonomie », a expliqué le ministre Réjean Hébert.

Un soutien pour les proches aidants

Au cours de la commission parlementaire, plusieurs groupes ont soumis des recommandations concernant le soutien à apporter aux proches aidants. « Les proches aidants nous ont exprimé l’importance d’être mieux soutenus et la nécessité de pouvoir bénéficier de services de répit. Nous avons entendu ces préoccupations et avons inclus le répit dans les services admissibles dans le cadre de l’assurance autonomie.  Les proches aidants sont des partenaires précieux et nous souhaitons leur apporter un soutien amélioré », a poursuivi le ministre Hébert.

Mise en œuvre en 2015

La mise en œuvre de l’assurance autonomie est prévue pour le 1er avril 2015. Conformément à un souhait exprimé par les groupes rencontrés en Commission parlementaire, elle se fera simultanément pour les personnes âgées en perte d’autonomie, pour les personnes ayant une déficience physique et pour celles présentant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement.

« Nous avons rencontré plus de 60 groupes lors de la Commission parlementaire, et nous avons entendu leurs commentaires et suggestions. Avec l’assurance autonomie, nous souhaitons implanter le financement à l’activité dans les soins et services de longue durée. Ce changement important nous impose de débuter la mise en œuvre en avril 2015. Nous continuons à mettre en place tous les éléments pour son déploiement efficace, notamment en continuant d’injecter des sommes supplémentaires destinées au développement des soins à domicile au cours des années à venir », a conclu le ministre Hébert.

La commission sur l’assurance autonomie prend fin

Posté sur2013-11-26 par admin posté dans | Laisser un commentaire

QUÉBEC, le 21 nov. 2013 /CNW Telbec/ – La commission parlementaire portant sur le Livre blanc sur la création d’une assurance autonomie a pris fin hier après plus de trois semaines de consultations. Au total, plus de 61 groupes ont pu être entendus et près de 80 mémoires ont été déposés à l’Assemblée nationale, ce qui démontre l’intérêt pour cette question qui concerne toute la population. « La consultation nous a permis de dégager un large consensus sur la nécessité d’agir, et rapidement, pour faire face au défi du vieillissement et aux besoins des personnes en quête d’autonomie. Il faut adapter notre offre de service à ces réalités. Je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont participé au débat autour du projet et qui ont contribué à l’enrichir. » C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, le docteur Réjean Hébert, au terme de treize jours de travaux à la Commission de la santé et des services sociaux.

La consultation a révélé une grande adhésion à deux principes essentiels : favoriser la prestation de services là où résident les personnes et la nécessité de protéger le financement des services qui leur sont destinés. « La notion de libre choix pour le milieu de vie, pour le type de prestation de services et pour le prestataire est accueillie favorablement par la plupart des groupes entendus. La vaste majorité des groupes rencontrés adhèrent au fait que le statu quo n’est plus acceptable. Il est essentiel de modifier nos façons de faire afin d’apporter une solution durable aux problèmes dénoncés, entre autres, par le Vérificateur général et le Protecteur du citoyen concernant l’évaluation des besoins, l’élaboration d’un plan de service et les iniquités qui persistent entre les territoires. Reproduire les méthodes du passé mènerait aux mêmes échecs, et c’est pourquoi il est fondamental d’agir, et dès maintenant », a poursuivi le ministre.

Sous l’angle de la gestion, le ministre Hébert souligne le fait que la majorité des organismes reconnaissent que les budgets alloués aux soins et services de longue durée doivent être protégés. Par ailleurs, le ministre rappelle que l’allocation de soutien à l’autonomie sera déterminée à la suite d’une évaluation systématique des besoins. Le ministre souligne également l’importance, pour plusieurs groupes, que l’allocation de soutien à l’autonomie soit ajustée pour que les personnes à faible revenu et les personnes handicapées aient un meilleur accès aux services.

Le ministre a pris note des préoccupations relatives à la qualité des services. « Avec l’assurance autonomie, nous souhaitons retrouver une gestion publique de la qualité des services qui sont actuellement offerts aux aînés ainsi que de ceux qui se développeront grâce à notre projet. Ainsi, un large consensus s’est dessiné autour du développement des critères encadrant la formation du personnel et la qualité des services et de l’instauration d’une accréditation pour tous les prestataires », a soutenu le ministre Hébert.

Mieux soutenir les proches aidants

Le ministre est également très sensible aux recommandations qui lui ont été soumises par plusieurs groupes sur le soutien à apporter aux proches aidants. « Plusieurs groupes nous ont exprimé l’importance de mieux soutenir les proches aidants et la nécessité de prévoir leur participation dans le cadre de l’assurance autonomie. Nous avons entendu ces préoccupations et je tiens à réitérer notre volonté de reconnaître les proches aidants comme de véritables partenaires dans notre projet d’assurance autonomie. »

« Il est clair que la mise en œuvre de l’assurance autonomie répond aux souhaits d’un grand nombre de nos partenaires. Nous avons pris note des préoccupations et des recommandations des divers groupes, notamment quant au rythme d’implantation qui devra respecter la capacité du réseau d’offrir les services, dans un souci d’assurer la continuité des soins. Ces propositions et recommandations seront fort utiles pour la rédaction du projet de loi », a conclu le docteur Hébert.

L’assurance autonomie

Rappelons que le Livre blanc sur la création d’une assurance autonomie propose une transformation importante de notre réseau de la santé afin de l’adapter à la réalité du vieillissement de la population. Il a pour objectif de redonner aux personnes en perte d’autonomie ou encore aux personnes en quête d’autonomie – soit celles vivant avec une déficience physique ou intellectuelle – le choix de leur milieu de vie, en misant sur les soins et services à domicile. À terme, l’État prévoit couvrir, par un financement public, jusqu’à 40 % des besoins des personnes en perte d’autonomie, une augmentation significative par rapport aux 15 % actuels. Cette assurance autonomie complètera les régimes existants tels que l’assurance hospitalisation, l’assurance maladie et l’assurance médicaments.

La façon d’obtenir des contrats en santé, c’est de verser des ristournes

Posté sur2013-11-12 par admin posté dans | Laisser un commentaire

Voir l’article à la Presse
Pour obtenir des contrats d’approvisionnement dans les hôpitaux du Québec, les sociétés de fournitures médicales versent des ristournes allant de 1% à 4% du montant total des contrats, a appris La Presse. Une situation qui tombe dans une zone grise de la règlementation.

«La façon d’obtenir des contrats en santé, c’est de verser des ristournes», explique le propriétaire d’une entreprise de distribution qui livre des fournitures médicales, comme des gants, des seringues et des pansements, dans les hôpitaux de la province.

La Presse a interrogé six fournisseurs et distributeurs de matériel médical qui oeuvrent au Québec. Ils sont unanimes: les ristournes sont «la clé» pour obtenir des contrats en santé.

«La ristourne tourne autour de 1% à 4% du prix total du contrat. Il faut la payer soit directement au département des finances des hôpitaux, soit aux fondations», affirme le directeur général d’une entreprise de la région de Montréal.

 

Le coût du projet d’assurance autonomie pourrait s’élever à plusieurs milliards de dollars

Posté sur2013-11-11 par admin posté dans | Laisser un commentaire

Le coût du projet péquiste d’assurance autonomie pourrait s’élever à plusieurs milliards de dollars pour les contribuables, estime le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA).

Voir le document sur le site de Radio-Canada

L’opposition libérale a saisi au bond mercredi la balle lancée la veille en commission parlementaire par le président du regroupement, Luc Maurice. Sur la foi d’une analyse maison, ce dernier a évalué à 4,4 milliards de dollars la facture du maintien à domicile des aînés les plus nécessiteux, pierre angulaire du projet d’assurance autonomie.

M. Maurice a calculé que 110 000 employés seraient requis pour répondre aux besoins quotidiens des 200 000 personnes âgées les plus vulnérables au Québec.

En tenant compte du milliard de dollars que l’État injecte dans les soins à domicile, M. Maurice en arrive à la conclusion que le projet d’assurance autonomie nécessiterait un investissement supplémentaire de 3,4 milliards de dollars, soit environ 1000 dollars par travailleur, chaque année.

Ce montant astronomique exclut les frais de transport, d’infrastructure, de supervision, d’évaluation et de coordination du service.

À l’Assemblée nationale, le chef parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, a exigé en vain que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, rende publiques les projections financières liées au projet. Le printemps dernier, le ministre Hébert évoquait encore une mesure « à coût nul ».

La première ministre Pauline Marois n’a pas voulu confirmer les chiffres avancés par M. Maurice mais a précisé que l’État ne sera pas en mesure de couvrir 100 % des besoins requis par les personnes en perte d’autonomie.

Il est clair, a renchéri la première ministre, que le « virage » vers le maintien à domicile des personnes âgées sera à terme moins coûteux que le statu quo et l’hébergement en institution.

« Si nous n’agissons pas, il y aura une progression exponentielle des coûts parce qu’aller dans un CHSLD coûte beaucoup plus cher que d’offrir des services et des soins à domicile. Si nous faisons ce choix-là, et c’est celui que nous faisons, c’est qu’il y a une réduction réelle du risque de progression des coûts, qui a été parfaitement documentée », a-t-elle expliqué.

Québec solidaire réclame du ministre Hébert les sources de financement du projet

Québec solidaire voit dans le projet d’assurance autonomie un moyen de faire payer les contribuables pour des services qui doivent demeurer publics. Françoise David estime que le ministre Hébert doit indiquer clairement les sources de financement du projet d’assurance autonomie.

« Les indications contenues dans son livre blanc m’inquiètent. Le ministre y ouvre grande la porte à la tarification des services à domicile, une autre manière d’aller chercher plus d’argent dans les poches des gens ordinaires », déplore la députée de Gouin, dans un communiqué.

Québec solidaire souligne que le livre blanc indique que les soins et services professionnels actuellement offerts par les CSSS pourraient « en certains cas, faire l’objet d’une entente contractuelle avec une RPA (résidence privée pour aînés) ou une organisation privée ».

Pour Françoise David, cette ouverture au privé dans les services aux personnes en perte ou en quête d’autonomie n’augure rien de bon. « Ces services d’assistance doivent demeurer publics. Avec des ressources privées, rien ne garantit les conditions de travail des employés et ultimement la qualité des services prodigués », dit-elle.

Les proches-aidant des partenaires précieux

Posté sur par admin posté dans | Laisser un commentaire

Semaine des proches aidants – « Les proches aidants sont des partenaires précieux » Semaine des proches aidants – « Les proches aidants sont des partenaires précieux »

QUÉBEC, le 9 nov. 2013 /CNW Telbec/ – Alors que la semaine des proches aidants bat son plein depuis lundi dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, Réjean Hébert, souligne le dévouement dont font preuve des milliers de Québécoises et de Québécois qui s’engagent auprès d’un proche vivant avec une perte d’autonomie et qui contribuent au quotidien à leur bien-être et à leur santé.

« La semaine des proches aidants nous donne l’occasion de réfléchir collectivement sur le rôle inestimable des proches aidants. En même temps, elle constitue une belle opportunité pour remercier les hommes et les femmes qui, partout à travers le Québec, s’engagent si généreusement auprès d’un proche ayant besoin de soutien et de réconfort. Les proches aidants sont des partenaires précieux et leur rôle doit être souligné en cette semaine thématique, mais également à chaque jour de l’année », a déclaré le ministre Réjean Hébert.

Le ministre a rappelé le projet gouvernemental d’assurance autonomie qui fait actuellement l’objet de consultations en commission parlementaire à l’Assemblée nationale. Ce projet profitera aux personnes vivant avec une perte d’autonomie, qu’elle soit due au vieillissement ou à la présence d’une déficience physique ou intellectuelle.

En plus de redonner le choix aux personnes en perte d’autonomie quant au milieu de vie où ils souhaitent recevoir les soins et services dont ils ont besoin, l’assurance autonomie prendra en compte le rôle et les besoins des proches aidants. En effet, il est prévu que leurs besoins soient examinés et évalués lors de l’élaboration du plan de service de la personne desservie. En ce sens, ils seront plus que jamais considérés comme des partenaires dans la définition de l’offre de soins.

« Les proches aidants ont un rôle de premier plan et nous sommes déterminés à le reconnaître dans le cadre de l’assurance autonomie C’est pourquoi nous avons la ferme volonté de faire des proches aidants de véritables partenaires. Nous souhaitons ainsi non seulement faire en sorte que leurs besoins soient considérés, mais également qu’ils puissent bénéficier de services qui leur sont directement destinés, comme par exemple les services de répit et de dépannage », a conclu le ministre Hébert.

La semaine des proches aidants a été mise en place il y a exactement dix ans. Quatre ans plus tard, l’Assemblée nationale votait la reconnaissance officielle de cette activité, lui conférant ainsi un caractère national et permanent.